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L’apiculture méditerranéenne, une source d’inspiration pour préparer nos futurs étés ?

agnesfayet
8 sept.
11 min de lecture

Les premiers bilans apicoles de cet été 2026 ne sont pas réjouissants, particulièrement en France, touchée plus que la Belgique par les canicules à répétition et le manque d’eau. L'enchaînement de vagues de chaleur successives depuis le mois de mai a plongé l'apiculture d'Europe de l'Ouest dans les difficultés, forçant les professionnels à adopter en urgence des pratiques bien connues des pays du Sud. C’est moins la mauvaise récolte estivale de 2026 que la survie des colonies et leur préparation pour envisager sereinement l’année 2027 qui inquiètent les apiculteurs.



Des plantes en mode survie


Même si les abeilles peuvent supporter la chaleur mieux que les mammifères, elles sont soumises à la réaction de l’écosystème végétal aux épisodes de chaleur extrême. Les plantes, et parmi elles les plantes mellifères, appliquent une stratégie de survie. Pour éviter de se vider de son eau par évapotranspiration, la plante ferme ses stomates. Cela bloque l'entrée du CO₂. La réponse de la plante dépend de l'espèce, de l'état hydrique, de l'humidité de l'air, de la durée de l'exposition et de l'acclimatation. Impossible de donner un seuil de température universel. En revanche, une revue systématique de 2024[i] confirme que la combinaison chaleur et sécheresse est particulièrement dommageable au stade reproductif des plantes et peut notamment affecter la fertilité mâle, la déhiscence des anthères et la germination du pollen. La plante entame une stratégie d'économie d'eau. La chaleur et le déficit hydrique peuvent également modifier la quantité et la concentration du nectar, affectant ainsi les ressources disponibles pour les pollinisateurs. L'effet de la chaleur et de la sécheresse sur les récompenses florales est très bien documenté. Une méta-analyse publiée en 2024 portant sur 31 espèces végétales[ii] montre que l'augmentation de température a des effets négatifs sur plusieurs composantes des ressources florales, notamment la germination et la viabilité du pollen avec une sensibilité particulièrement forte de ces caractères aux températures élevées. Les plantes en stress hydrique produisent des fleurs plus petites et moins généreuses en pollen. C’est la disette protéique, qui n’est pas sans conséquences sur les élevages. Chaleur et sécheresse peuvent raccourcir ou décaler certaines floraisons et réduire la quantité ou la qualité des ressources disponibles. Une revue systématique publiée en 2024 sur l'Europe du Nord-Ouest[iii] montre notamment que les conditions de butinage deviennent progressivement moins favorables au cours de l'année, avec août identifié comme mois défavorable dans 71 % des études examinées.

 

Comment les apiculteurs méditerranéens s’adaptent-ils pour protéger leurs colonies du stress thermique?


Dans certains pays méditerranéens, on peut observer des stratégies apicoles développées en réponse à des conditions estivales chaudes et sèches. Leur importance et leur nature varient fortement selon les régions et les systèmes de production comme le montre une enquête publiée en 2023[i] qui a recueilli 1022 réponses d'apiculteurs d'Algérie, d'Égypte, de Jordanie, d'Italie, du Liban, de Malte, d'Espagne, du Portugal et de Turquie. Elle porte précisément sur les pratiques apicoles et les principaux facteurs de stress dans le bassin méditerranéen. Il n'existe pas un modèle méditerranéen unique. Il existe un répertoire de stratégies élaborées dans des contextes chauds et secs : mobilité des ruches, recherche de floraisons successives, ombrage, protection des ruches, accès à l'eau, adaptation de la ventilation et parfois nourrissement lorsque les ressources font défaut.

En Grèce, l'été coïncide avec la production du célèbre miel de pin qui se déroule dans des zones très arides. Les apiculteurs grecs utilisent des toits blancs très épais ou recouverts de plaques de polystyrène extrudé directement sanglées sur la ruche. Dans les îles ou les zones de maquis, le manque d'arbres oblige les apiculteurs à fabriquer des structures en canisses de bambou ou à poser de grandes branches de pin directement sur les toits pour casser le rayonnement direct. En Crète, certaines pratiques traditionnelles[ii] reposent notamment sur l'ombrage des ruches par des végétaux et sur une ventilation adaptée. Des enquêtes de terrain menées auprès de détenteurs de ces savoir-faire documentent par exemple l'utilisation de branches de fougère, de lentisque, de platane ou de laurier-rose pour protéger les ruches du soleil estival. En raison de la sécheresse extrême des îles, des fûts de 200 litres coupés en deux et remplis de flotteurs (liège, branches) sont installés au centre des ruchers pour éviter que les abeilles ne s'épuisent à chercher de l'eau.

 

Les apiculteurs italiens (notamment en Sicile, en Calabre et dans la région des Pouilles) combinent traditions de transhumance et innovations techniques. Certains d’entre eux utilisent des cales pour soulever légèrement le toit de la ruche pendant la journée. Cela crée un effet cheminée qui évacue l'air chaud accumulé en haut, soulageant le travail des ventileuses. Il n’est toutefois pas recommandé de laisser cette ventilation en permanence. Non contrôlée, une ventilation peut devenir contre-productive lorsque la colonie n’en a plus besoin. La ventilation est effectivement un sujet de la plus grande importance[iii]. Des recherches montrent que les colonies adaptent leur activité et leur organisation spatiale lorsqu'elles sont soumises à la chaleur. Une étude de 2022 sur des colonies d'Apis mellifera ligustica prouve que les colonies maintiennent des régimes de température et de CO₂ relativement stables malgré des modifications de la ventilation. Une revue de 2025 consacrée aux reines[iv] démontre que les reines sont normalement protégées par la thermorégulation collective de la colonie. Les situations de très forte chaleur peuvent néanmoins entraîner des effets sublétaux sur leur fertilité. Une exposition supérieure ou égale à 40 °C peut notamment altérer le sperme stocké. Une étude de 2026[v] apporte quant à elle une information capitale: des colonies exposées à des températures extérieures dépassant 40 °C maintiennent en moyenne le couvain autour de 34-36 °C, mais les fluctuations thermiques deviennent importantes et les températures extrêmes sont associées à des déclins de population.

 

L'Espagne fait face à des étés extrêmement secs et précoces, en particulier en Andalousie et en Estrémadure. Le modèle Layens (très populaire chez les professionnels) est particulièrement adapté à la transhumance en raison de sa robustesse et de sa conception horizontale. Elle offre un grand volume interne d'un seul bloc, ce qui, pour certains, est considéré comme auxiliaire pour la circulation de l'air.

L'utilisation de peintures aluminium ou de liège projeté sur les parois extérieures des ruches est très courante pour renvoyer les rayons infrarouges. Dans les zones les plus arides, les apiculteurs espagnols installent des systèmes d'abreuvoirs connectés à des cuves d'eau équipées de robinets à flotteur pour garantir une eau fraîche en continu sans évaporation.

 

Dans le sud de la France (Provence et Occitanie), la gestion de l'été est fortement réglementée et axée sur la sécurité globale du rucher et des sites. L'utilisation de l'enfumoir est rigoureusement encadrée en été par arrêté préfectoral. Les apiculteurs doivent obligatoirement travailler avec un seau d'eau ou un extincteur à portée de main, et éteindre totalement l'enfumoir dans un récipient métallique étanche avant de quitter le rucher. La question des incendies est évidemment aussi une préoccupation pour les apiculteurs.

Fin juin, la quasi-totalité des ruches professionnelles du littoral ou de la garrigue sèche monte sur les plateaux de Haute-Provence (Valensole, Albion) ou en montagne. La transhumance n’est pas une solution miracle mais elle permet de fuir la sécheresse des plaines et d'offrir aux abeilles une ressource majeure comme la lavande au moment le plus chaud de l'année.


La transhumance estivale


En zone méditerranéenne, la véritable saison morte pour la flore n'est pas l'hiver, mais l'été, en raison de la sécheresse extrême et des canicules qui brûlent la végétation des plaines. La pratique de la transhumance d’été varie selon les spécificités géographiques de chaque pays. En Turquie et en Grèce, la transhumance est massive en raison du relief très accidenté. Les apiculteurs déplacent leurs ruches vers les hauts plateaux anatoliens (Turquie) ou vers les forêts de sapins et de pins en altitude (Grèce). Cela permet d'offrir aux colonies des températures plus douces et des floraisons tardives de montagne. En Espagne, face à l'aridité extrême des plaines de Castille ou d'Andalousie, l'estivage se fait vers les chaînes montagneuses (comme la Sierra Nevada ou les Pyrénées) pour chercher la fraîcheur et des miellées de sédum, de bruyère ou de chêne. Le Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) confirme que l'apiculture espagnole du centre et du sud est majoritairement transhumante. Il explique que la transhumance est liée notamment aux conditions climatiques qui influencent les floraisons et qu'elle permet de rechercher des conditions plus favorables à la production. Dans le Sud de la France et en Italie, l’exode saisonnier débute dès la fin du mois de juin. Les plaines de Provence ou du sud de l'Italie deviennent des déserts floraux. Les ruches sont montées dans les Alpes, les Apennins ou sur les plateaux d'altitude. La transhumance d’été est une pratique utile pour les abeilles méditerranéennes. L'estivage en montagne relance la ponte, assurant le renouvellement des générations d'abeilles. En altitude, l'air est plus frais et les points d'eau naturels (torrents, rosée) restent accessibles, réduisant l'épuisement des ouvrières chargées de climatiser la ruche. Les miellées d'altitude permettent aux colonies de reconstituer leurs stocks de miel et de pollen indispensables pour passer l'hiver suivant. L'estivage est donc une stratégie nomade universelle à travers toute la Méditerranée. C'est une adaptation humaine et animale face au climat estival de ce bassin.


Une forme d’estivation ?


Les colonies réagissent à la chaleur par l’activation de plusieurs mécanismes :

  • La réorganisation spatiale ;

  • La ventilation ;

  • La collecte accrue d'eau ;

  • La réduction ou modification de certaines activités ;

  • L’augmentation de l'activité thermorégulatrice ;

  • La modification du métabolisme ;

  • Le déplacement des abeilles hors de la zone du couvain (parfois).

C’est un comportement de survie thermique et métabolique qui peut s’apparenter à l'hivernage et qu’on pourrait appeler métaphoriquement l'estivation. Si l'hivernage est une lutte contre le froid et le gel, l'estivation est une stratégie d'économie d'énergie pour faire face à la canicule, à la disette estivale et à la sécheresse. Une étude très récente sur les limites de la thermorégulation[i] révèle une observation particulièrement intéressante. Lors d'une exposition à 50 °C pendant quatre heures, les chercheurs ont observé plusieurs phénomènes : ventilation, barbe, réduction du métabolisme et augmentation des pertes d'eau. Le refroidissement ne reposait pas principalement sur l'évaporation : 76 % du tampon thermique était lié au stockage passif de chaleur dans le miel et la cire, 14 % dans les abeilles, 7 % à la suppression métabolique et seulement 3 % à l'augmentation des pertes de chaleur par évaporation. Le refroidissement de la ruche n’est pas chose si simple que cela et bien protéger ses ruches est loin d’être anodin.


La sortie de « l’estivation" 


Pour aider les colonies à « briser l'estivation » et à redémarrer une dynamique de ponte avant l'arrivée de l'hiver, l'apiculteur méditerranéen pratique parfois une simulation artificielle du retour de l'automne, donc de la fin de la sécheresse. Ce procédé s'appelle la stimulation de fin d'été. L'objectif est de relancer la reine pour qu'elle ponde les abeilles d'hiver, indispensables pour que la ruche survive jusqu'au printemps suivant. Une revue de 2024 consacrée spécifiquement à l'alimentation et à la ponte de la reine[i] confirme que la disponibilité du nectar et du pollen et leur transformation par les ouvrières jouent un rôle important dans la ponte de la reine. Les apiculteurs utilisent plusieurs leviers complémentaires pour susciter la ponte parmi lesquels le nourrissement spéculatif liquide et l’apport en protéines. 


Le nourrissement spéculatif liquide (= le faux printemps)


L'apiculteur peut utiliser un sirop léger ou dilué (50 % d'eau, 50 % de sucre ou 60/40) car l'apport d'eau est crucial pour hydrater le nid à couvain. Ce flux régulier reproduit partiellement les caractéristiques d'un apport naturel de nectar et peut stimuler l'activité de la colonie. Dans cet exemple pratique, le sirop est distribué en petites quantités mais de façon régulière (par exemple, 500 ml tous les 2 ou 3 jours pendant deux semaines) plutôt qu'un gros volume d'un coup. Ce flux continu mime l'arrivée d'un nectar naturel et incite les nourrices à suralimenter la reine.


L'apport en protéines ( = le substitut de pollen)


Le sirop de sucre donne de l'énergie (glucides), mais pour fabriquer des larves et développer le corps gras des futures abeilles d'hiver, la ruche a un besoin vital de protéines (pollen). Lorsque les ressources polliniques deviennent rares ou de qualité insuffisante, l’apiculteur a donc recours à des compléments protéinés sous forme de pâtes ou de pains qu’il pose directement sur la tête des cadres. La présence simultanée de sirop (nectar) et de protéines (pollen) peut ainsi susciter la reprise de la ponte.


Comment soutenir les colonies en période estivale très chaude ?


C’est une question à laquelle il va falloir trouver une réponse adaptée à chaque contexte, surtout lorsque les colonies sont dans des zones fragiles, en ville par exemple. L’emplacement du rucher est déterminant et peut donner un sérieux coup de pouce aux abeilles (ou un handicap). Même si on voit des ruches sur les toits, mieux vaut les protéger en leur permettant d’être à l’ombre. Une mini transhumance s’impose pour les sortir de cette situation périlleuse… N’oublions pas que la température de fusion de la cire d’abeille se situe entre 62 et 65°C tandis que les rayons deviennent mécaniquement vulnérables et commencent à se ramollir dès 40 °C. La cire devient alors malléable et les rayons pleins de miel risquent de se déformer ou de s'effondrer sous leur propre poids. C’est encore plus vrai pour les cires neuves. La cire, en fondant, provoque l’affaissement des rayons et la coulée du miel avec des conséquences morbides pour les abeilles. En plein été, un toit en bitume peut atteindre entre 60 et 88°C et un toit recouvert de gravier entre 50 et 60°C. Les couvercles de tôle des ruches amplifient encore la chaleur. On sait aujourd’hui que peindre le toit en blanc permet de réfléchir significativement les rayons solaires et donc de baisser fortement la température en réduisant la capacité de la surface à emmagasiner la chaleur. Une expérimentation présentée au 33e Congrès Français de Thermique en 2025 a comparé différents revêtements de ruches Dadant. Les résultats ont montré qu'un toit peint en blanc pouvait réduire de 27 °C la température maximale de la surface du toit et de 2,5 °C la température moyenne journalière du corps de ruche par rapport à un toit métallique non peint.[i] Une idée à garder en tête au moment de peindre la ruche… Les apiculteurs du sud de l’Espagne utilisent un simple enduit à la chaux ou du blanc de Meudon pour réduire l’impact de la température. Les ruches se portent beaucoup mieux par temps très chaud sur un toit végétalisé qui réduit l’impact de la chaleur ou, encore mieux, à l’abri d’une haie, sous un couvert d’arbres à feuilles caduques ou sous abri correctement aménagé. Le réseau EU CAP Network[ii] recommande explicitement la présence d’arbres, de haies ou de barrières protectrices autour des ruches. L’ombre estivale réduit le stress thermique, diminue le besoin de ventilation, réduit le travail des abeilles et la consommation de miel et facilite les interventions apicoles.

 

Et n’oublions pas l’eau est toujours indispensable aux colonies ! Elle l’est encore plus en cas de coup de chaleur. Veillez à ce qu’une mare, une source ou un point d’eau artificiel soit à proximité du rucher. Les porteuses d’eau s’y rendront à volonté en évitant les allers-retours trop longs et rapporteront à la ruche de quoi maintenir l’humidité relative sans trop de coûts énergétiques. Gare aux abreuvoirs artificiels qui peuvent s’assécher ou dont l’eau peut « tourner » sous l’effet de la chaleur !

 

La circulation de l’air dans la ruche est une autre problématique capitale pour aider les abeilles à ventiler. De nombreux apiculteurs ont déjà pris la peine d’y réfléchir[iii].

 

Sans parler des problèmes de disponibilité alimentaire, difficiles à résoudre, les apiculteurs disposent de quelques leviers pour aider leurs abeilles à surmonter les difficultés estivales, sans même en arriver à la pratique de la transhumance en montagne, illusoire en Belgique. Les abeilles savent remarquablement bien gérer la chaleur mais leurs capacités de thermorégulation ne sont pas infinies. Lorsque les épisodes chauds deviennent trop intenses ou trop longs, la question n'est plus seulement de savoir comment les abeilles refroidissent la ruche mais comment l'apiculteur peut réduire le coût énergétique de cette thermorégulation. A chacun.e d’y réfléchir avant l’été prochain !

 


[iii] https://hal.archives-ouvertes. fr/hal-00890188/document



[i] Fèvre, D.P., Dearden, P.K. Influence of nutrition on honeybee queen egg-laying. Apidologie 55, 53 (2024). https://doi.org/10.1007/s13592-024-01097-1



[i] Harrison JF, Chen J, Glass JR, Ozturk C, Smith BH, Fewell JH, DeGrandi-Hoffman G, Kang Y, Sorensen B, Rothweil D, DesJardins NS, Fisher A 2nd. Limits and mechanisms of honey bee colonial thermoregulation in the heat. J Exp Biol. 2026 Jul 15;229(14):jeb252357. doi: 10.1242/jeb.252357. Epub 2026 Jul 23. PMID: 42338412; PMCID: PMC13450896.


[iii] Jhawar J, Davidson JD, Weidenmüller A, Wild B, Dormagen DM, Landgraf T, Couzin ID, Smith ML. How honeybees respond to heat stress from the individual to colony level. J R Soc Interface. 2023 Oct;20(207):20230290. doi: 10.1098/rsif.2023.0290. Epub 2023 Oct 18. PMID: 37848056; PMCID: PMC10581772.

[iv] Amiri, E., Abou-Shaara, H. & McAfee, A. The effect of major abiotic stressors on honey bee (Apis mellifera L.) queens and potential impact on their progeny. Apidologie 56, 2 (2025). https://doi.org/10.1007/s13592-024-01133-0

[v] Chen, J., Fisher, A., DeGrandi-Hoffman, G., Ozturk, C., Smith, B. H., Fewell, J. H., ... & Harrison, J. F. (2026). Negative Effects of Excessive Heat on Colony Thermoregulation and Population Dynamics in Honeybees. Ecological and Evolutionary Physiology, 99(1), 1-18.

[i] Kumari, S., Basu, S., & Kumar, G. (2024). A systematic review on the implications of concurrent heat and drought stress in modulating floral development in plants. Plant Science, 349, 112248.

[ii] Alquichire-Rojas S, Escobedo VM and González-Teuber M (2024) Impacts of increased temperatures on floral rewards and pollinator interactions: a meta-analysis. Front. Plant Sci. 15:1448070. doi: 10.3389/fpls.2024.1448070

[iii] Harris, C., Balfour, N. J., & Ratnieks, F. L. (2024). Seasonal variation in the general availability of floral resources for pollinators in northwest Europe: A review of the data. Biological Conservation, 298, 110774.


Texte rédigé pour la SRABE et publié dans la revue Le Rucher fleuri

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