Les araignées des jardins et les frelons asiatiques
Cet été, 4 magnifiques argiopes frelons (Argiope bruennichi) se sont installées dans le jardin. C'est toujours un plaisir de les voir évoluer, d'être témoin de leur reproduction, de leur prédation, de l'ajustement des toiles qui témoigne d'une intelligente adaptation. Le plaisir s'est arrêté avec la disparition progressive de chacune d'entre elles, avant la fin août. Plus que des toiles vides et des regrets. Avec de l'espoir aussi, sous la forme de cocons, promesses de vie pour l'année future.
Coïncidence ou pas, cette disparition correspond grosso modo au moment où des frelons, asiatiques et européens, ont commencé à faire leur marché significativement dans le jardin. J'ai cherché alors ce que la littérature scientifique disait de la prédation de Vespa velutina sur les araignées de toile.
Le frelon asiatique, un prédateur opportuniste
Dans les zones ouvertes, comme les jardins, les araignées de toile payent un lourd tribu à l'invasif Vespa velutina. Le frelon asiatique, tristement célèbre pour sa prédation sur les abeilles mellifères, est également un redoutable chasseur d'araignées, particulièrement des espèces orbitèles (qui tissent des toiles géométriques) comme l'Épeire diadème (Araneus diadematus) ou l'Argiope frelon (Argiope bruennichi). Vespa velutina possède une agilité en vol supérieure à celle du frelon européen. Il utilise son excellente vision stéréoscopique pour repérer le moyeu (le centre) de la toile où l'araignée se tient immobile. Le frelon approche généralement par le bas ou par l'arrière de la toile pour masquer sa silhouette et éviter de projeter une ombre directe sur les ocelles de l'araignée.
Les araignées de la famille des Araneidae ont une vue très faible et dépendent des vibrations de leur toile captées par leurs fentes lyriformes (organes sensoriels mécanorécepteurs présents sur la cuticule des arachnides) pour détecter leurs proies. Le frelon asiatique exploite cette dépendance vibratoire. Il se suspend parfois aux fils extérieurs de la toile à l'aide de ses pattes antérieures et génère de faibles vibrations avec ses ailes ou ses mandibules. Ces vibrations miment celles d'une petite proie en détresse (ex: un puceron ou un petit diptère). Attirée par ce signal, l'araignée quitte le centre de sa toile et s'approche de la zone de danger.
Dès que l'araignée est à sa portée, le frelon effectue une attaque éclair. Pour éviter le venin de l'araignée et ses chélicères acérées, la stratégie du frelon est chirurgicale. Il cible prioritairement les pattes de l'araignée avec ses puissantes mandibules pour la paralyser et l'empêcher de manipuler sa soie d'emballage. Une fois l'araignée maîtrisée, le frelon la décroche de la toile, se suspend souvent à une branche par une seule patte arrière (comportement typique de manipulation des proies chez Vespa velutina), coupe les pattes restantes et transforme le céphalothorax et l'abdomen de l'araignée en une boulette de protéines concentrées qu'il ramène directement au nid pour nourrir le couvain.
L'adaptation des araignées face aux frelons
L'araignée n'est pas pour autant dépourvue de solutions face au danger que représente le frelon asiatique ou européen, tout spécialement les araignées les plus âgées. Lorsqu'un frelon percute ou s'approche d'une toile, l'araignée peut évaluer le danger grâce aux vibrations. Plusieurs stratégies défensives peuvent être utilisées selon la taille de l'assaillant.
Le jet de soie à distance - L'emmaillotage éclair
Si l'araignée (comme une grande Argiope) sent qu'elle a le dessus, elle refuse le corps-à-corps. Elle utilise ses pattes arrière pour projeter de larges bandes de soie collante à distance sur le frelon. L'objectif est d'immobiliser immédiatement ses ailes, ses mandibules et surtout son dard avant qu'il ne puisse sectionner ses membres. Une fois le frelon totalement empaqueté, elle s'approche pour lui infliger sa morsure venimeuse. Et là, c'est le frelon qui devient la proie.
Le "Couper et Larguer" (Cut-and-Drop) - Le sacrifice de la toile
Si les vibrations indiquent un frelon massif, vigoureux et potentiellement mortel, l'araignée bascule en mode survie. Elle fonce vers les fils de structure qui retiennent le frelon et sectionne rapidement la soie avec ses chélicères. En coupant sa propre toile, elle largue le prédateur dans le vide. L'araignée sacrifie son piège et son repas pour sauver sa vie.
Les venins spécialisés
Le venin des araignées à toile orbitale contient des neurotoxines puissantes adaptées aux invertébrés. Si une araignée parvient à mordre un frelon au niveau d'une articulation souple (souvent entre la tête et le thorax), la paralysie est quasi immédiate. Pour ce faire, elle prend le risque de s'approcher de l'attaquant.
Impact de Vespa velutina et baisse des populations d'araignées
Si les araignées peuvent survivre individuellement, leurs populations subissent une pression colossale. Les études menées sur le spectre des proies de Vespa velutina (notamment par le Muséum national d'Histoire naturelle en France) confirment que si l'abeille domestique représente une part majeure de son alimentation en zone urbaine, les araignées constituent une ressource de substitution cruciale en zone rurale, forestière ainsi que dans les jardins. Une seule colonie de frelons asiatiques consomme plusieurs dizaines de milliers d'insectes et d'arachnides par saison pour nourrir son couvain.
Au-delà de la prédation directe, la présence continue de frelons en vol stationnaire autour des buissons crée un stress environnemental. Les araignées de toile, percevant la présence de super-prédateurs aériens, tendent à construire des toiles plus petites ou plus dissimulées au cœur de la végétation dense. Elles ont également tendance à abandonner les espaces ouverts (comme le milieu du jardin) où le risque de repérage visuel par le frelon est maximal.
Les araignées n'ont pas développé de mutations évolutives nouvelles pour contrer spécifiquement Vespa velutina. En revanche, elles s'appuient sur une plasticité comportementale immédiate (flexibilité comportementale et architecturale) déjà câblée pour d'autres prédateurs de type guêpes indigènes (Vespa crabro, Pompilidae).
Le niveau de réussite de ces stratégies est très asymétrique : il varie d'un échec cuisant pour certaines espèces à une résilience remarquable pour d'autres.
Le répertoire d'adaptation des araignées et leur taux de réussite
Les analyses génétiques par métabarcoding d'ADN réalisées sur les pelotes de proies et les contenus intestinaux des larves de frelons asiatiques identifient très précisément les taxons impactés :
Les Araneidae (Araignées orbitèles d'extérieur) : L'Épeire diadème (Araneus diadematus) à gauche, l'Argiope frelon (Argiope bruennichi) et l'Épeire des fissures (Nuctenea umbratica) à droite. Elles représentent la grande majorité des araignées capturées par Vespa velutina.
Les Tetragnathidae & Linyphiidae : De plus petites araignées de toiles horizontales ou allongées (ex: Metellina segmentata à gauche ou Linyphia triangularis à droite).
Les Theridiidae : Araignées à toiles en réseau tridimensionnel irrégulier.
La recherche en écologie comportementale montre que les araignées déploient trois grands types d'adaptation comportementale face à la pression de prédation du frelon.
Le déplacement micro-environnemental - La fuite spatiale
Face au survol incessant des frelons dans les zones dégagées (massifs floraux, pelouses), les Épeires réduisent le diamètre de leurs toiles ou déplacent leur structure de chasse vers l'intérieur des buissons denses, là où les branches brisent le vol stationnaire et l'envergure du frelon. Les espèces nocturnes (comme Nuctenea umbratica) réduisent drastiquement leur temps d'exposition diurne au centre de la toile. Cette stratégie réduit la mortalité directe, mais nuit gravement à la santé de l'araignée. En se cachant au cœur de la végétation, l'araignée capture beaucoup moins de pollinisateurs et de mouches. Elle survit, mais son taux de reproduction s'effondre.
La modulation des propriétés physiques et architecturales de la toile
Les grandes araignées comme Argiope bruennichi renforcent les fils de structure ou modifient la tension de la toile. De plus, les vibrations générées par l'impact d'un frelon déclenchent une réaction immédiate de "Whirling" (l'araignée fait osciller violemment sa toile à haute fréquence pour brouiller la vue tridimensionnelle du frelon et se rendre invisible). Une grande Argiope adulte réussit fréquemment à emmailloter un frelon asiatique si celui-ci commet l'erreur de percuter le centre de la toile de face. En revanche, les jeunes Argiopes subissent une prédation systématique, car leur soie n'est pas assez résistante pour retenir l'insecte.
L'évitement et le sacrifice économique
L'araignée utilise ses organes vibratoires (fentes lyriformes) pour évaluer la masse et la fréquence de battement d'ailes de l'intrus. Si les vibrations indiquent un prédateur lourd et agressif comme Vespa velutina, l'araignée coupe instantanément les fils d'attache à coups de mandibules pour faire chuter le frelon, ou se laisse tomber elle-même au sol dans la litière de feuilles. Reconstruire une toile orbitale consomme une part massive des réserves de protéines d'une araignée. Si un jardin compte plusieurs frelons qui forcent les araignées à saboter leurs toiles à répétition, celles-ci meurent d'épuisement métabolique ou de faim après quelques cycles.
Les araignées de toile ont-elles globalement un avenir face à la pression de prédation de Vespa velutina ?
L'extinction des araignées orbitèles à cause du frelon asiatique (Vespa velutina) est exclue. En revanche, nous nous dirigeons vers une réorganisation des forces et une banalisation des espèces.
La banalisation des espèces
Le frelon asiatique n'extermine pas sans distinction. Ill cible ce qui est visible et rentable sur le plan énergétique. A cet égard, les grandes perdantes sont les espèces visibles en milieu ouvert. L'Épeire diadème (Araneus diadematus) et l'Argiope frelon (Argiope bruennichi) paient le tribut le plus lourd. Leurs toiles géantes tendues au milieu du jardin ou au sommet des herbes hautes sont des cibles évidentes. Leurs effectifs locaux en zone de forte densité de frelons chutent drastiquement.
En revanche, des araignées comme l'Épeire des fissures (Nuctenea umbratica) possèdent un avenir bien plus serein. Elles ne s'exposent sur leur toile qu'à la nuit tombée, une période où Vespa velutina (strictement diurne) reste au nid. De même, les toutes petites araignées de toiles (comme de nombreuses Linyphiidae) n'intéressent pas le frelon, car la dépense d'énergie pour les capturer est supérieure à l'apport en protéines.
Le phénomène écologique de la "légalisation de l'invasion"
L'histoire de l'écologie montre que lorsqu'un super-prédateur invasif arrive dans un milieu, il crée un pic de destruction massif pendant les 15 à 30 premières années. C'est la phase que nous traversons en Europe occidentale.
Cependant, à long terme, l'écosystème réagit. Les individus d'Araneidae qui ont le réflexe inné de tisser leurs toiles plus bas, sous les feuilles ou au cœur des épineux, survivent davantage et transmettent leurs gènes. Petit à petit, les populations d'araignées adaptent leur comportement à l'échelle d'une région.
Pour imaginer l'avenir, il suffit de regarder la zone d'origine de Vespa velutina (Chine, Asie du Sud-Est, Corée). Dans ces régions, les araignées de toile coexistent avec le frelon depuis des millions d'années et se portent très bien. Elles y parviennent car la sélection naturelle a déjà fait son travail : les araignées locales possèdent une soie plus coriace, des venins parfois plus foudroyants pour les hyménoptères ou des cycles de vie décalés par rapport aux pics de population des frelons. L'Europe et les zones envahies s'engagent simplement sur ce long chemin de la co-évolution.
Les araignées sont-elles en mesure de s'adapter plus rapidement que les abeilles mellifères face au danger du frelon asiatique (Vespa velutina)?
D'un point de vue global, les araignées s'adaptent individuellement et comportementalement beaucoup plus vite que les abeilles mellifères, même si ces dernières disposent d'une intelligence collective impressionnante.
Cette différence de vitesse et de succès d'adaptation repose sur des facteurs biologiques, comportementaux et génétiques bien précis.
Une plasticité comportementale individuelle immédiate
Lorsqu'une araignée est attaquée ou stressée par la présence de frelons dans son environnement, elle modifie ses habitudes de manière autonome et immédiate. Elle n'a pas besoin de "transmettre l'information" à ses congénères :
Elle déplace sa toile dans les buissons denses.
Elle passe d'un rythme diurne à un rythme nocturne.
Elle adopte le réflexe de fuite ("Cut-and-Drop") dès que la fréquence vibratoire de sa toile indique un gros prédateur.
Cette flexibilité est immédiate (à l'échelle d'une journée) car les araignées gèrent leur propre survie de manière strictement solitaire.
Une pression de sélection génétique directe
Le cycle de vie d'une araignée orbitèle est généralement annuel. Si une épeire tisse sa toile de manière trop visible, elle est mangée par un frelon avant de pondre. Seules celles qui ont le réflexe inné de se cacher ou de fuir survivent et déposent leurs cocons d'œufs à l'automne. La sélection naturelle est donc ultra-directe : en seulement quelques générations (5 à 10 ans), la population globale d'araignées d'un jardin subit un tri génétique drastique en faveur des individus "prudents".
Le "frein" évolutif des abeilles mellifères (Apis mellifera)
Les abeilles occidentales rencontrent de grandes difficultés à s'adapter rapidement à Vespa velutina en raison de leur structure sociale et de leur dépendance à l'élevage humain.
Chez l'abeille sociale, les milliers d'ouvrières qui se font capturer par les frelons devant la ruche ne se reproduisent pas. La seule à transmettre ses gènes est la reine. Pour qu'une adaptation génétique (comme un comportement de défense efficace) se généralise, il faut que la reine d'origine possède ces gènes, qu'elle survive, et qu'elle donne naissance à de nouvelles reines. Ce processus est infiniment plus lent que chez les insectes ou arachnides solitaires.
Les études en neurobiologie comportementale montrent que face au frelon asiatique, les abeilles développent une réaction de peur disproportionnée. Lorsque plusieurs frelons pratiquent le vol stationnaire devant la planche d'envol, la ruche augmente drastiquement son taux de dopamine. Au lieu de développer une contre-attaque (comme le font les abeilles asiatiques Apis cerana avec leur "boule thermique"), l'abeille européenne se paralyse. Les ouvrières refusent de sortir, la colonie ne ramène plus de nourriture, ce qui mène à l'effondrement de la ruche par famine et stress.
L'abeille mellifère européenne est un animal géré par l'homme. En protégeant artificiellement les ruches (via des pièges, des muselières, des harpes, etc.), les apiculteurs limitent involontairement la sélection naturelle. Les colonies les plus faibles ou les moins adaptées au frelon sont maintenues en vie artificiellement, ce qui ralentit l'émergence globale de lignées d'abeilles naturellement résistantes. Bien entendu, protéger ses abeilles est un comportement compréhensible chez l'apiculteur qui peut difficilement laisser son rucher sans aucune protection.
En résumé, les araignées ont l'avantage de la flexibilité individuelle : elles encaissent le choc en modifiant discrètement leur mode de vie au cœur de la végétation. Les abeilles mellifères, figées par leur fonctionnement colonial et leur manque d'histoire évolutive commune avec ce prédateur, dépendent encore massivement de l'aide humaine pour survivre à la pression de Vespa velutina. Tout n'est pas perdu face à ce redoutable prédateur qu'est Vespa velutina, même si le temps de l'adaptation peut sembler long.
Bibliographie commentée
1. Rome, Q., Muller, F., Touret-Alby, A., Darrouzet, E., Perrard, A., & Villemant, C. (2021). "Not just honeybees: predatory habits of Vespa velutina (Hymenoptera: Vespidae) in France." Annales de la Société Entomologique de France, 57(1), 1-11.
Cette étude de référence menée par le Muséum national d'Histoire naturelle a disséqué des milliers de boulettes de proies ramenées aux nids. Elle démontre que si l'abeille (Apis mellifera) représente 38 % de la diète globale, les araignées intègrent régulièrement le spectre de chasse. En milieu ouvert (champs, lisières de jardins périurbains), les araignées de toile représentent jusqu'à plus de 10 % de la biomasse totale capturée. L'étude chiffre également le prélèvement d'une seule colonie de frelons à 11,32 kg de biomasse sèche d'arthropodes par saison.
2. De Groot, M., et al. (2023). "Molecular Identification of Asian Hornet Vespa velutina nigrithorax Prey from Larval Gut Contents: A Promising Method to Study the Diet of an Invasive Pest." Animals, 13(3), 511.
Cet article valide l'utilisation du métabarcoding d'ADN directement extrait du système digestif des larves de frelon. Les analyses montrent que les traces d'ADN d'araignées (notamment des familles Araneidae et Linyphiidae) ressortent parmi les taxons les plus abondants aux côtés des diptères et des guêpes sociales.
3. Noguchi, K., & Ikeda, H. (2022). "Intraguild predation on hornets and yellowjackets of vespine wasps by spiders and vice versa." Journal of Vespine Studies, 28, 12-19.
Synthèse bibliographique mondiale sur les cas d'intraguild predation (IGP) entre Vespidae et Araneae. Les auteurs recensent les familles d'araignées capables d'inverser le rapport de force. Les grandes araignées orbitèles (genre Argiope) et certaines araignées sauteuses géantes (Salticidae comme Phidippus) y sont décrites comme d'importants agents de mortalité pour les ouvrières de frelons. Indispensable pour comprendre que le frelon s'attaque à une proie hautement dangereuse pour lui, justifiant des approches de chasse calculées.
4. Murakami, Y. (2023). "A hornet is fed upon by a spider, Argiope amoena (Araneae: Araneidae), with wrapping behavior." Acta Arachnologica, 72(2), 115-117.
Cette étude de cas décrit la biomécanique fine utilisée par une araignée orbitèle face à un frelon invasif. Elle détaille la technique d'emmaillotage à distance (wrapping) visant à neutraliser le dard du frelon. L'article démontre que le succès de la survie de l'araignée dépend d'un ratio de taille corporelle stricte (l'araignée doit mesurer au moins 1,4 fois la taille du frelon pour garantir sa victoire sans blessure mortelle). C'est la confirmation mathématique et physique que la survie des araignées adultes est possible, tandis que les juvéniles subissent un échec évolutif face au frelon.
5. Blamires, S. J., & Sellers, M. (2023). "The evolution of prey-attraction strategies in spiders: the interplay between foraging and predator avoidance." Oecologia, 202, 445–458.
Cette publication explore le compromis évolutif (trade-off) entre l'attraction des proies et l'évitement des super-prédateurs par les araignées à toile. Il démontre la haute plasticité phénotypique des araignées, capables de modifier en quelques heures la structure, la réflectance aux UV de leur soie, et l'emplacement de leur toile lorsqu'un signal de stress prédateur (chimique ou vibratoire) est détecté dans leur environnement proche.
6. Kralj-Fišer, S., & Schneider, J. M. (2025). "Spider predatory aggressiveness exhibits diverse personality and plasticity patterns under environmental pressure." Behavioral Ecology and Sociobiology, 79, article n°42.
Recherche sur la balance entre "personnalité fixe" et "plasticité comportementale" chez les araignées face aux prédateurs. L'étude montre que plus de 50 % des individus d'une population manifestent une haute capacité de changement rapide de stratégie comportementale (fuite, dissimulation nocturne, modification des heures d'exposition) lorsqu'ils sont soumis à un harcèlement visuel aérien continu.




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